Quelles sont les tendances actuelles que vous observez dans l'industrie minière ?
En premier lieu, je constate deux tendances extrêmement importantes.
La première est l’instabilité actuelle des conditions commerciales et des échanges internationaux. Cela crée une incertitude pour les projets, car les entreprises ont du mal à rendre les financements viables dans ce contexte. En parallèle, cela pousse certains minéraux et métaux — comme l’or par exemple — vers de nouveaux sommets en matière de prix.
La seconde est la demande croissante en minéraux de transition énergétique, comme le cuivre, le lithium et les terres rares. Ces minéraux sont absolument essentiels : nous n’atteindrons pas un monde meilleur sans eux. La discussion autour de ces ressources s’est désormais largement diffusée auprès du grand public, ce qui va aider à faire avancer les actions nécessaires.
Comme cette transition prendra du temps, la pression augmente sur les entreprises minières pour maximiser la performance de leurs actifs, afin de combler l’écart entre la demande future et les niveaux de production actuels.
En plus de ces deux tendances, plusieurs autres facteurs comptent :
- la pénurie de main-d’œuvre, particulièrement dans les régions où l’activité minière se développe rapidement ;
- le besoin de déployer rapidement infrastructures, compétences et savoir-faire ;
- la sécurité et la durabilité, qui restent des priorités, même si chaque région adopte des stratégies différentes.